Rémi de Gourmont : les feuilles morte
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Dans Les feuilles mortes, Simone n’est pas menée vers une scène décorative, mais vers un seuil sonore: le bruit des pas sur les feuilles mortes. La douceur des couleurs se renverse vite en gravité; les feuilles tombées deviennent de si frêles épaves, puis restent dolentes à l'heure du crépuscule et crient quand le vent les bouscule. Le poème tient sur cette contradiction: marcher, c’est déjà entendre ce qui sera écrasé. Quand le pied les écrase, la matière pleure comme des âmes, avec un bruit d'ailes ou de robes de femme. Le bois n’ouvre donc pas une promenade paisible; il fabrique une reconnaissance. Nous serons un jour de pauvres feuilles mortes, et la formule finale resserre tout: déjà la nuit tombe et le vent nous emporte.
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Voilà. Bref.
abdelghani Boudik